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Transition Energétique : Ressources, Société, Environnement - ENRS

Ce défi sur l’Énergie était transversal à tout l’organisme et traduisait une de ses priorités stratégiques. Il plaçait le CNRS en position d’acteur de la réflexion nationale et internationale engagée sur la transition énergétique, en raison de son large champ de compétences et savoir-faire mais aussi de son indépendance de jugement. Il portait sur des problématiques de recherche que le CNRS a plus particulièrement vocation à porter - en raison notamment de leur caractère amont et fortement interdisciplinaire - et qui étaient peu ou pas couvertes par les agences de financement de la recherche en Énergie (ANR, ADEME). Il recouvrait également des thèmes traités dans le cadre de l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche en Énergie (ANCRE) mais principalement pour lesquels le CNRS apportait une contribution originale, en cohérence avec la stratégie nationale de recherche dans le domaine (SNRI, SNRE).

L’objectif du DÉFI était d’explorer de nouvelles voies et de proposer des solutions scientifiques et technologiques originales susceptibles d’apporter à terme des réponses au défi de la transition énergétique. La problématique a été abordée dans sa globalité, en privilégiant les recherches aux interfaces entre disciplines et en examinant systématiquement, pour chaque direction proposée, les conséquences sociales et les politiques publiques envisageables, les impacts environnementaux et la disponibilité des ressources.

Les approches pouvaient s’inspirer des principes de l’économie circulaire et intégrer en particulier des analyses de cycle de vie, des bilans carbone ou l’étude des effets sur la biodiversité et la santé. Parmi les problématiques essentielles, qui pouvaient mobiliser des forces significatives au CNRS, on peut citer notamment :

  • les ressources primaires en particulier celles nécessaires aux énergies renouvelables
  • les systèmes biologiques
  • le recyclage et la substitution des éléments rares ou toxiques,
  • les enjeux environnementaux et sociétaux, l’implication des citoyens dans les choix publics

L’énergie est un thème de controverses et de choix difficiles, marqué récemment par la volonté des citoyens de ne pas rester à l’écart des choix politiques en matière d’énergie, depuis la disponibilité des connaissances, jusqu’aux conséquences sur les modes de vie individuels et collectifs, à l’échelle de l’habitat, du quartier, de la ville, et plus globalement sur l’organisation des territoires. Dans ce cadre, on a pu considérer des méthodes et pratiques sociales innovantes telle que l’évaluation environnementale stratégique.

Attendus Les recherches à mener concernaient le long terme avec pour objectif le développement d’énergies véritablement durables mais aussi le moyen terme dans la perspective d’une maîtrise des émissions de CO2 dans notre mix énergétique telle que prévue dans le Grenelle de l’Environnement ou dans les discussions internationales (part croissante des EnR et efficacité énergétique accrue, réduction d’un facteur 4 des émissions de GES à l’horizon 2050, etc.). Les projets devront s’efforcer de démontrer qu’ils offrent une option crédible pour la transition énergétique, en précisant les avantages attendus en termes sociétal (conséquences sociales, politiques publiques, etc.), environnemental (risques, pollution, empreinte carbone, etc.) et de gestion des ressources (disponibilité, toxicité des matières premières, recyclage). Une étude économique prospective a évalué les propositions les plus pertinentes.

Les recherches exploratoires ou en rupture, visant à lever des verrous dans les grands thèmes d’investigation du domaine de l’énergie, seront privilégiées. Les grands domaines d’investigation retenus étaient l’étude du sous-sol, les nouvelles technologies, l’évolution des usages et comportements, et l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Toutes les filières énergétiques ont été considérées (solaire, bio-ressource, etc.) mais c’était surtout par le biais des vecteurs d’énergie (électricité, chaleur, biocarburants, hydrogène,…) qu’on est entré dans les problématiques de recherche, en mettant tout particulièrement l’accent sur des solutions innovantes pour le stockage et le transport de l’énergie sous toutes ses formes (avec notamment le développement des réseaux intelligents ou smart-grids pour la gestion du stockage et la distribution de l’électricité) .

Conditions d’éligibilité des propositions

  • Projets fortement interdisciplinaires (condition sine qua non pour les projets fédérateurs)
  • Projets très originaux, à caractère fondamental ou appliqué, peu susceptibles de trouver un financement direct auprès des agences nationales, collectivités, commission européenne, etc. Ont été considérés comme non éligibles les projets de recherche à caractère incrémental ou pouvant être naturellement présentés en réponse aux AAP en cours des financeurs (ANR, ADEME, Europe…). A contrario, des sujets très risqués, éloignés des sujets traditionnels, ont été encouragés.
  • Projets pouvant apporter, à l’horizon 2030-2050, des éléments de solution crédibles aux problèmes soulevés par la transition énergétique. Chaque proposition devait, au-delà du seul progrès technologique, traiter en profondeur des questions afférentes de disponibilité des ressources& matières premières nécessaires ainsi que des questions sociétales et environnementales

Modes d’action

  • Projets exploratoires* : proposant de nouvelles voies ou nouveaux concepts permettant de lever des verrous importants (mais sans garantie de succès) ou visant à démontrer la faisabilité d’un nouveau concept ou d’une nouvelle approche et à en préciser les avantages. Durée : 1 an (exceptionnellement 2).
  • Projets fédérateurs : rassemblant un nombre d’équipes significatif autour d’un grand enjeu. Durée : 3 à 5 ans (le budget du projet a été validé annuellement). Concerne un petit nombre de projets. Possibilité d’accompagnement par quelques bourses de thèses fléchées sur le DÉFI par les Instituts qui le souhaitent (co-financement)
  • Étude économique et prospective : évaluation de l’intérêt économique des propositions de projets fédérateurs et conséquences sur les scénarios énergétiques.

* Les projets exploratoires les plus prometteurs, pourront, sur proposition ou après avis favorable du comité de pilotage, être poursuivis sous forme de projets fédérateurs après regroupements éventuels.