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Petit mais costaud : Analyse métabolomique haute résolution non ciblée d’un mutant d’orge semi nain

 

Cette étude, publiée dans la revue Scientific Reports, a permis de comparer le métabolome d’un mutant d’orge semi-nain à sa référence sauvage. Les différences révèlent chez le mutant l'induction d’un profil métabolique habituellement associé à la résistance aux pathogènes.

 

La lignée d’orge étudiée est un mutant semi-nain résultant d’une mutation affectant un récepteur hormonal. Cette mutation empêche la plante de percevoir le signal hormonal normalement et affecte la croissance de la plante. Une taille réduite est un caractère recherché en agriculture pour éviter la verse (plante couchée dans les champs suite à des intempéries, ou d'autres causes).


Les chercheurs ont voulu savoir si ce mutant présentait des caractéristiques métaboliques intéressantes. Pour cela ils ont réalisé l’étude non ciblée de son métabolome (ensemble de toutes les petites molécules ou métabolites) en le comparant à celui de la lignée parentale de taille normale. A cette fin, ils ont utilisé la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse à haute résolution (LC-Q-TOF-MS/MS). Les résultats montrent la présence de métabolites induits et réprimés dans le mutant d’orge. Parmi les métabolites induits se trouvent l’acide azélaïque, l’acide gibbérellique et l’acide jasmonique, tous les trois impliqués dans la résistance aux pathogènes.


Ces résultats suggèrent que le mutant semi nain dispose d’un métabolisme associé à la résistance aux pathogènes qui est induit même en l’absence de ces derniers. La résistance effective de ce mutant aux pathogènes reste cependant à confirmer. L'étude de ce mutant s'avère intéressante pour la compréhension des mécanismes mis en œuvre par la plante afin de faire la balance entre la croissance et la résistance aux pathogènes.

 

Figure : Analyse comparative des métabolites obtenus par LC-Q-TOF-MS/MS dans le mutant d’orge semi nain et la lignée sauvage.

© CNRS-IBMP, Claire Villette

 

En savoir plus

Contact chercheur

 

  • Dimitri Heintz

    Plant Imaging & Mass Spectrometry (PIMS)
    Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP)
    CNRS, Université de Strasbourg
    12 rue du général Zimmer
    67084 Strasbourg, France
    +33  367 15 52 62

 

Mise en ligne le 6 septembre 2018

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