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COMETS - Avis n°2018-37

27 avril 2018

 

 

 

 

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Avis n°2018-37 - "Quelles nouvelles responsabilités pour les chercheurs à l’heure des débats sur la post-vérité ? "

COMETS - Approuvé le 12 avril 2018 - Publié le 27 avril 2018

 

AUTO-SAISINE - Post-vérité, vérité alternative, fake news (infox)… Ces termes de plus en plus présents dans le débat public sont apparus récemment dans le vocabulaire de certains politiques et des médias. Par leur fondement basé sur des opinions et croyances, ils s’opposent à la vérité à laquelle la démarche scientifique se réfère.

Qu’on évoque une volonté délibérée de mettre en doute les faits scientifiques pour des motifs économiques, politiques, idéologiques ou religieux, ou qu’il s’agisse plutôt de qualifier une indifférence assumée par rapport aux faits et aux critères de vérité relégués loin derrière l’efficacité des opinions et des discours, ce nouveau régime de « post-vérité » dans lequel nous sommes supposés être entrés interpelle nécessairement les chercheurs. Qu’implique-t-il pour eux ? Cette nouvelle situation ne doit-elle pas les conduire à porter une attention plus soutenue à l’interprétation qui est faite de leurs résultats dans le grand public ? Quelle posture doivent-ils alors adopter, pour affirmer leurs arguments sans pour autant faire preuve d’arrogance ? Quelles sont les modalités d’intervention dans le grand public les plus appropriées pour le chercheur ? Quels nouveaux défis, relatifs à l’éthique de la controverse, à l’entretien de la confiance, aux nouveaux rapports entre politique et science, ou aux enjeux d’une communication scientifique efficace, ce nouveau contexte culturel suscite-t-il ?

Dans un monde où la vérité scientifique peut être détournée à coups d’études alternatives lancées par des « marchands de doute », où la notion même de vérité ne semble parfois plus pertinente dans le débat politique, ni nécessaire comme soubassement des controverses civiques, et où les défiances à l’égard des instances garantes de l’autorité scientifique se diffusent en profitant de la force de frappe des réseaux sociaux, quelles nouvelles responsabilités se dessinent pour les scientifiques ?

 

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