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Chronologie évolutive des sciences de l’Univers

30 mai 2011 (Modifié le 12 septembre 2011)

À mesure de l’avancement de nos recherches, nous publierons certaines ressources liées à l’histoire des sciences de l’Univers : une chronologie, une bibliographie, des entretiens, des portraits, des notes de lecture, des documents marquants… Dans la mesure du possible, nous rendrons accessibles par simple clic les documents référencés. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter !

Octobre 1936
- Création par Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, du Service de recherches d’astrophysique regroupant un laboratoire d’astrophysique parisien et une station d’observation en Haute-Provence.

1950
- Création du laboratoire Yves Delage d’océanographie et de biologie marine.

1950
- La station d’observation devient autonome et prend le nom d’Observatoire de Haute-Provence.

1952
- Le laboratoire devient l’Institut d’astrophysique de Paris (IAP).

1954
- Le CNRS contribue à l’exploitation du bathyscaphe FNRS III, dirigé par Louis Fage, professeur au Muséum d’histoire naturelle.
- Le CNRS finance également les expéditions de la Calypso, le célèbre navire océanographique du commandant Cousteau.

1957
- Année géophysique internationale.
L’Institut se dote d’un télescope de 1,93 mètres de diamètre, ce qui en fait alors le plus grand d’Europe.

1959
- Premières expériences spatiales françaises : création d’un service d’aéronomie à Meudon, dirigé par Pierre Auger.

1961
- Création du COMEXO, le Comité d’exploitation des océans, dont Louis Fage est président. Ses missions sont de jeter les bases d’une politique des sciences et techniques de la mer, mais aussi de gérer les moyens de recherche dont les bateaux, et en particulier le Jean Charcot (construit en 1962-1963 et mis à l’eau en 1965), grand navire moderne de recherches océanographiques qui sera utilisé pendant environ 25 ans.

Décembre 1961
- Création du CNES, Centre national d’études spatiales (loi n° 61-1382 du 19 décembre 1961) avec à sa tête Pierre Auger (président) et le général Robert Aubinière (DG). Sa première mission est de centraliser progressivement l’ensemble des recherches scientifiques et techniques liées au spatial afin de placer la France dans le club des puissances spatiales aux côtés de l’URSS et des États-Unis.

Janvier 1967
- Création du CNEXO, Centre national pour l’exploitation des océans (loi n° 67-7 du 3 janvier 1967) avec à sa tête Yves La Prairie et pour mission « en liaison avec les ministres et les entreprises publiques et privées, de développer la connaissance des océans et les études de recherche tendant à l’exploitation des ressources contenues à leur surface, dans leur masse, leur sol et leur sous-sol ».

Septembre 1967
- Création de l’Institut national d’astronomie et de géophysique (INAG), "ancêtre" de l’INSU, avec pour mission « de développer et de coordonner les recherches en astronomie et en géophysique menées par les organismes de recherche français » (décret n° 67-800 du 11 septembre 1967). Le projet a été porté par Jean-François Denisse, directeur de l’observatoire de Paris, qui prend la tête de l’Institut à sa création et participe au lancement des premiers projets (notamment le TCFH).

1979
- Inauguration du télescope Canada-France-Hawaï. Situé sur le volcan Mauna Kea à Hawaï, ce télescope est, comme son nom l’indique, le résultat de la coopération du Canada, de la France et de l’État de Hawaï. Une entente fut signée en 1974 entre les trois partenaires : la France et le Canada prennent en charge la construction et l’instrumentalisation du télescope, Hawaï fournit le site où le télescope est installé.

1981
- Le nouveau ministre de la Recherche et de la Technologie, Jean-Pierre Chevènement, confie à Hubert Curien, ancien directeur général du CNRS et président du CNES, la tâche de réfléchir à « la situation des sciences de la Terre » en France.

Mai 1982
- Hubert Curien remet son rapport, qui préconise de créer un Institut national de sciences de l’Univers étendant les missions de l’INAG aux autres domaines de recherche.

Juin 1984
- Création de l’IFREMER, Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (décret du n°84-428 du 5 juin 1984), issu de la fusion du CNEXO et de l’ISTPM, l’Institut scientifique et technique des pêches maritimes.

Octobre 1984
- En présence de Michel Petit, le dernier directeur de l’INAG, qui annonce qu’« il s’agit d’adapter les structures administratives au mouvement de la science », et de Pierre Papon, directeur général du CNRS, le conseil scientifique puis le conseil d’administration du CNRS valident la création de l’INSU, après de nombreux échanges autour du texte de son décret fondateur.

13 février 1985
- Création de l’INSU (décret n° 85-218, paru au JO du 17 février 1985). Le nouvel institut national a pour mission :

« d’élaborer, de développer et coordonner les recherches d’ampleur nationale et internationale en astronomie, sciences de la Terre, de l’océan, de l’atmosphère et de l’espace, menées au sein des établissements publics relevant du ministère de l’éducation nationale, et au sein du CNRS et plus particulièrement de son département regroupant les disciplines correspondantes, dont il renforce et prolonge l’action. Il exerce ces missions en tenant compte des travaux des sections du comité national de la recherche scientifique ».


- André Berroir, alors responsable du laboratoire de météorologie dynamique (LMD), est nommé à la tête de l’INSU.

1er janvier 1986
- Le programme interdisciplinaire de recherche sur l’océan (PIRO) est intégré dans l’INSU.

Un document d’André Berroir du 7 janvier 1986 donne quelques indications sur la politique qu’il compte impulser à la tête du nouvel Institut :

  • en astronomie et astrophysique, « l’avènement des moyens spatiaux d’observation, l’utilisation rationnelle des grands équipements (CFH, IRAM, Eiscat, télescopes nationaux du Pic du Midi, de l’Observatoire de Haute Provence et du CERGA), la préparation de la participation française aux télescopes de la prochaine génération (VLT, synthèse d’ouverture) ; ceci inclut la poursuite du plan d’équipement informatique, une politique volontariste en matière de détecteurs et un soutien à des actions de recherche et développement en optique » ;
  • en sciences de l’océan et de l’atmosphère, l’étude du climat dans le cadre du programme mondial, « la préparation de la communauté à l’exploitation des données satellites océanographiques des années 1990 », le développement de l’instrumentation au sol embarquée et aéroportée », l’intégration des composantes biologiques, chimiques et physiques de l’océanographie » ;
  • en sciences de la terre, la pérennisation d’actions lancées par l’INAG (programmes de forage, mise en place de réseaux sismologiques, réalisation de profils par méthodes tomographiques à partir de données sismiques – ECORS) et l’extension de l’action « vers des domaines plus proprement géologiques, en soutenant des programmes d’étude des zones géodynamiques clés ou d’étude multidisciplinaire de grandes régions » ;
  • il précise enfin que « l’INSU aura aussi un rôle important dans la mise en place coordonnée des moyens modernes d’analyse pour la géochimie, la minéralogie, la métallogénie et dans le développement de collaborations scientifiques avec les industries minières et pétrolières et les transferts de méthodologie et de technologie vers ces partenaires. »

1er janvier 1987
- Intégration des activités du programme interdisciplinaire de recherche pour la prévision des éruptions volcaniques (PIPSEV) dans l’INSU. Cette année-là, le budget de l’INSU s’élève à 150 millions de francs (soit env. 35 millions de nos euros actuels).

1987
- Lancement du programme international géosphère-biosphère.

1992
- Lancement du projet de télescope solaire Thémis par l’INSU et le CNR italien.

1993
-  Michel Aubry prend la succession d’André Berroir

13 septembre 1993
- Michel Aubry présente les « enjeux et la stratégie des sciences de l’univers » lors d’une conférence de presse. Il indique en particulier :

« Les sciences de l’univers constituent un champ de recherche immense où l’interdisciplinarité est la règle, où l’utilisation des moyens lourds et donc aussi la coopération internationale seule susceptible de les financer sont des nécessités absolues. C’est un domaine prioritaire de recherches par ses connections nombreuses avec l’évolution de notre environnement planétaire, un domaine foisonnant, en mutation rapide dont les enjeux majeurs et les coûts importants imposent des choix très stricts. Les recherches en sciences de l’univers se sont complètement renouvelées au cours des dernières décennies : découverte de la tectonique des plaques, progrès dans la reconstitution des climats anciens et la compréhension de la structure et de l’évolution de l’univers, attention croissante portée aux mécanismes de l’environnement y compris l’environnement global, étude et prévision des risques naturels majeurs. Cette évolution spectaculaire est associée à un développement tout à fait considérable des outils de la recherche […] le diamètre des télescopes est passé de 2m à 4m et le polissage du premier miroir de 8m du VLT vient de commencer dans une entreprise française, la REOSC […] Les campagnes de mesures sont elles aussi devenues planétaires donc internationales. Celles menées par exemple dans le cadre du programme international Géosphère-Biosphère (PIGB) et du programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) peuvent mobiliser pendant des mois des centaines de chercheurs, des navires océanographiques, des avions de recherches atmosphériques, etc. »

Le milieu des années 1990 voit une intense réflexion prospective au sein des SDU du CNRS. Michel Aubry note dans le bilan des activités en 1995 :

« Nous avions publié en 1994 notre document de prospective concernant les recherches dans le domaine Océan-Atmosphère (colloque de Hourtin) et celui concernant plus particulièrement les Stations Marines (colloque de Banyuls organisé avec le département SDV). En 1995, la réflexion sur l’évolution de l’astronomie s’est conclue par la publication du document « prospective de l’astronomie française » préparé conjointement par la commission spécialisée astronomie-astrophysique de l’INSU et par la section 14 « système solaire et univers lointain » du comité national. Dans le même esprit, la commission spécialisée « sciences de la terre » a lancé dès l’automne 1995 une réflexion prospective qui conduire, à l’issue du colloque de Poitiers en mars 1996, à la publication d’un document définissant nos priorités pour les prochaines années. »


1996
- Inauguration du VLT, Very Large Telescope array, un ensemble de huit télescopes installé au Chili qui permet aux astronomes des observations d’une précision inégalée.

- Inauguration d’EISCAT, European Incoherent Scatter Scientific Association, organisation internationale de recherches qui étudie l’interaction entre le Soleil et la Terre par l’intermédiaire des perturbations dans la magnétosphère et les régions ionisées de l’atmosphère.

6 mai 1996
- Devant le comité scientifique de l’INSU, Michel Aubry présente les 4 axes prioritaires, parmi la quinzaine de programmes en cours : programme international géosphère-biosphère et programme mondial sur le climat coiffant plusieurs programmes nationaux ; programme de recherche en hydrologie ; programme national risques naturels majeurs ; programme astrophysique et haute résolution angulaire.

Novembre 1996
-  Jean-François Minster prend la succession de Michel Aubry.

1997
- Quelques programmes de l’INSU en cours :

  • Programme atmosphère et océan à moyenne échelle (PATOM),
  • Programme national chimie atmosphérique (PNCA, sur composition chimique de l’atmo),
  • Programme national de télédétection spatiale (PNTS),
  • Programme national d’étude de la dynamique du climat (PNEDC),
  • Programme national déterminisme du recrutement (PNDR, sur les populations marines),
  • Programme national efflorescences algales toxiques (PNEAT),
  • Programme national d’océanographie côtière (PNOC),
  • Programme national récifs coralliens (PNRCO), etc.

1998
- Année internationale de l’océan, accompagnée du lancement du navire Côtes de la Manche.

1999
- Le nouveau plan stratégique de l’INSU pour les sciences de la planète est articulé autour de quatre axes prioritaires : étude du système terre ; la machine climatique ; les sciences de la surface continentale ; l’exploration de Mars.

Décembre 2000
-  Philippe Gillet prend la succession de Jean-François Minster.

2002
- Avec la montée en puissance des recherches sur l’environnement en son sein, l’évolution vers un INSUE est discutée, pour la structuration opérationnelle de cette thématique au niveau national.

Avril 2003
- Sylvie Joussaume prend la succession de Philippe Gillet.

Mai 2006
- Dominique Le Quéau prend la succession de Sylvie Joussaume.

Juin 2010
- Jean-François Stéphan succède à Dominique Le Quéau.

Décembre 2010
- Célébration des 25 ans de l’INSU